Le collier Friend, doté d’une intelligence artificielle et censé être un ami virtuel, n’est finalement pas accessible en France. Malgré une campagne publicitaire massive, la start-up a suspendu ses ventes pour se conformer au RGPD.
En effet, le déploiement commercial envisagé en Europe par l’entreprise californienne rencontre de nombreuses questions juridiques.
Premièrement, « il est interdit d’enregistrer les conversations d’une personne à son insu, selon le Code pénal », souligne Alan Walter, chez Walter Billet. Si le collier peut enregistrer une dispute avec votre conjoint, la réunion de l’équipe, ou tout simplement, les secrets de ses amis, sans les prévenir, l’utilisateur peut être « hors-la-loi ».
Ensuite, « ce type de dispositif d’écoute constitue un traitement des données, soumis au RGPD. Il faut donc une base légale, qui peut être le consentement des personnes et dans tous les cas leur information. Je vois mal comment faire peser cette obligation sur l’utilisateur du collier : doit-il se promener avec une notice d’information ? », ironise le spécialiste.
Retrouvez l’intégralité de l’article de Marina Alcaraz dans Les Echos.
